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	<title>In Vodka Veritas</title>
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		<title>21 Jump Street. Jump! Go Ahead, Jump!</title>
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		<pubDate>Tue, 08 May 2012 15:01:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nath</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné Vodka]]></category>
		<category><![CDATA[Jonah Hill]]></category>
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		<description><![CDATA[Ce n&#8217;est pas ma faute si Jonah Hill est la vedette de deux films en quelques mois. Mais est-ce bien le même Jonah Hill? Dans The Sitter, que nous critiquions la semaine passée (où il y a deux semaines, je &#8230; <a href="http://invodkaveritas.com/?p=307">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce n&#8217;est pas ma faute si Jonah Hill est la vedette de deux films en quelques mois. Mais est-ce bien le même Jonah Hill? Dans <em>The Sitter</em>, que nous critiquions la semaine passée (où il y a deux semaines, je ne sais plus), Jonah avait sa tête de &laquo;&nbsp;Seth Rogen en gros&nbsp;&raquo; (dixit Adam Sandler dans <em>Funny People</em>). Bah oui, Jonah Hill, le gros sympa de la bande à Apatow, qui joue à merveille de son embonpoint dans <em>Superbad</em>, idéal-type du loser cynique et parfois méchant (voir son excellente performance dans <em>Cyrus</em> face à John C. Reilly). En deux films, Jonah Hill a perdu son double menton, tout comme Peter Jackson, le Seigneur de l&#8217;anneau gastrique.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.esquire.com/cm/esquire/images/Ls/esq-jonah-hill-mug-1011-lg.jpg" alt="" width="166" height="195" /><img class="alignnone" src="http://a4.idata.over-blog.com/301x400/2/74/30/23/Cinema/Bilbo/peterjackson.jpg" alt="" width="145" height="192" /></p>
<p>Mais ne nous attardons pas sur la nouvelle ligne de Jonah Hill, mais plutôt sur l&#8217;adaptation cinématographique de la série culte de la fin des années 80-début des années 90, <em>21 Jump Street. </em>Je dis culte parce que ma soeur m&#8217;obligeait à la regarder, et qu&#8217;elle fit connaître Johnny Depp, qui n&#8217;est pas né au cinéma avec Tim Burton (mais avec <em>A nightmare on Elm Street, Les griffes de la nuit</em> en français). Dans cette série on suivait des flics à l&#8217;allure juvénile infiltrés (<em>undercover, baby) </em>dans des lycées, où ils réglaient les problèmes des ados (drogue, sexualité, violence), tout en diffusant une morale cain-ri de bon aloi (la plupart des épisodes se terminaient avec un spot d&#8217;avertissement, où les acteurs expliquaient aux jeunes téléspectateurs que fumer de la schnouff, c&#8217;est un FLEAU).</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.leparisien.fr/images/2012/03/15/1906825_johnny-depp-21-jump-street.jpg" alt="" width="244" height="244" /></p>
<p>Ressorti des placards de la Fox, <em>21 Jump Street</em> se confronte au long-métrage, mais également à un saut temporel dans le présent. Et force est de constater que le scénario signé Jonah Hill est plutôt intéressant, en tout cas le parti-pris comique fonctionne bien. Pour faire court, Jonah Hill, loser du lycée et Channing Tatum, beau gosse du lycée, sortent diplômés en 2005, après une <em>prom night</em> ratée. Ils se retrouvent à la Police Academy quelques temps plus tard, et contre toute attente, deviennent best-buddies, Jonah Hill aidant Tatum dans ses révisions, Tatum entraînant Hill à devenir un flic avec des biscottos. Après avoir foiré leur première semaine de flic, ils se retrouvent affecté à la brigade &laquo;&nbsp;21 Jump Street&nbsp;&raquo;, dans un lycée où une nouvelle drogue, entre l&#8217;ectasy et la meth, coule à flot.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://static.guim.co.uk/sys-images/Arts/Arts_/Pictures/2012/3/14/1331748149253/21-Jump-Street.-007.jpg" alt="" width="368" height="221" /></p>
<p>La bonne idée du scénariste Jonah Hill est de faire jouer à fond le second degré. Ice Cube endosse le rôle du commissaire responsable de la brigade 21 Jump Street, autoparodiant le chef de police black qui engueule ses subordonnés (<em>Arme Fatale</em>-style) dans une scène très drôle. Autre scène, le sergent annonce aux deux flics <em>undercover</em> qu&#8217;il ressuscite le <em>21 Jump Street</em> des cartons, &laquo;&nbsp;on reprend les vieilles recettes des années 80, vue qu&#8217;on a plus d&#8217;inspiration&nbsp;&raquo;, remarque méta-filmique sur la propre incapacité d&#8217;Holywood à produire autre chose que des remakes. Et pose également la question de la légitimité de ce film.</p>
<p>Du côté des points positifs, on peut noter le décalage temporel ressenti par les deux flics infiltrés entre 2005, l&#8217;année de leur sortie du lycée, et 2012 où ils y ré-entrent en tant que vrais-faux étudiants. Les codes du &laquo;&nbsp;cool&nbsp;&raquo; ont ainsi changés, et Tatum, beau-gosse populaire, perd ses repère dans un monde lycéen où plus personne ne porte son sac à dos avec la brettelle sur une seule épaule, où l&#8217;on rencontre des goths, kawaïs et nerds qui ont mis en minorité la figure du quatterback comme mètre-étalon. Etre cool en 2012 c&#8217;est être tolérant, écolo, se préoccuper du sort de la planète et être gay-friendly. Ce qui nous vaut une scène d&#8217;anthologie où Tatum se ridiculise en voulant paraître &laquo;&nbsp;cool&nbsp;&raquo;. Un complément intéressant au diptyque télévisé de Judd Apatow, <em>Freaks and Geeks </em>et <em>Undecleared</em>, qui fonctionnaient sur la confrontation populaire/geeks-freaks. La question aujourd&#8217;hui est de savoir si l&#8217;opposition ne s&#8217;est pas inversée, ou en tout cas si la reprise en main par la publicité de la sous-culture geek n&#8217;a pas entraînée une inversion de la représentation que l&#8217;on se fait des losers dans le domaine du Spectacle.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://files.list.co.uk/images/2012/03/12/collider.com_21-jump-street.jpg" alt="" width="297" height="292" /></p>
<p>De manière un peu forcée, Tatum et Hill échange leur identité (et leurs cours), le beau-gosse se retrouvant du côté des geeks doués en physique, et Hill avec les <em>jeunes-cool</em> dealer de drogue. Et c&#8217;est là que le bât blesse. La sous-intrigue sur le devenir-cool de Hill et le devenir-geek de Tatum est beaucoup trop attendue, tandis que l&#8217;intrigue principale, la découverte du dealer, est inintéressante. Le problème finalement du film est de n&#8217;être qu&#8217;un épisode, certes plutôt rigolo, de <em>21 Jump Street </em>mais pas son adaptation cinématographique. Il aurait fallut plus d&#8217;audace et une intrigue un peu mieux ficelée. On peut cependant mettre au crédit du film l&#8217;absence de morale au sens où l&#8217;entendait la série télé. S&#8217;il faut lutter contre une drogue qui provoque des décès parmi les élèves, la marijuana quant à elle est réhabilitée, et les trips sous acides sont plutôt bien fait, rappelant certaines scènes de <em>Scott Pilgrim</em>. On peut également saluer la très drôle apparition d&#8217;anciens de la série, dont Johnny Depp (qui n&#8217;est pas encore sorti de son rôle de Jack Sparrow).</p>
<p>On attend donc toujours le prochain Jonah Hill avec Seth Rogen, <em>Neighborhood Watch, </em>27 juillet aux US.</p>
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		<title>The Sitter</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 08:17:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nath</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné Vodka]]></category>
		<category><![CDATA[Apatow]]></category>
		<category><![CDATA[Jonah Hill]]></category>
		<category><![CDATA[Rogen]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous en avions parlé il y a quelques temps, avec un soupçon d&#8217;attente dans la voix (enfin l&#8217;écrit), surtout après la déception que fut Your Highness. David Gordon Green, le réalisateur du superbe Pineapple Express n&#8217;est finalement pas à la hauteur de &#8230; <a href="http://invodkaveritas.com/?p=301">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" src="http://splusb.fr/blog/wp-content/uploads/2011/12/the-sitter-poster.jpg" alt="" width="231" height="343" /><a title="« If your vagina is anything like my hand, there will be no problem »" href="http://invodkaveritas.com/?p=104">Nous en avions parlé il y a quelques temps</a>, avec un soupçon d&#8217;attente dans la voix (enfin l&#8217;écrit), surtout après la déception que fut <em>Your Highness</em>. David Gordon Green, le réalisateur du superbe <em>Pineapple Express</em> n&#8217;est finalement pas à la hauteur de la réputation que nous lui attribuons. Il faut se rendre à l&#8217;évidence: seul un scénario écrit par Seth Rogen et avec sa présence au générique a pu rendre un film culte. <em>The Sitter</em>, la nouvelle comédie de DGG, avec Jonah Hill en remplaçant plus jeune et (pour la dernière fois) plus gros de Seth Rogen est plus qu&#8217;une déception. C&#8217;est un mauvais film.</p>
<p>Parti de l&#8217;écurie Apatow pour intégrer celle de Michael De Luca, David Flash Gordon Green Lantern nous propose un divertissement s&#8217;inspirant largement des &laquo;&nbsp;nouvelles&nbsp;&raquo; comédies américaines posant une unité de lieu et de temps censée rendre compte d&#8217;une nuit de péripéties survoltées, amenant au final la rédemption du personnage principal. On pense ici au plus réussi <em>Date Night, </em>mais avant tout au seul bon film de DGG, <em>Pineapple Express.</em> On retrouve les mêmes logiques à l&#8217;oeuvre: un gros gars un peu loser mais sympa (Jonah Hill) est poursuivi par la mafia durant toute une nuit. Sam Rockwell remplace Gary Cole (<em>Pineapple Express</em>) et Ray Liotta (<em>Date Night</em>) en tant que patron rancunier de la mafia. On avait connu Sam Rockwell dans un style de jeu moins caricatural que celui d&#8217;un mafieux gay et maniéré. La seule innovation du film réside dans son postulat de départ: Jonah accepte de garder les enfants d&#8217;une amie de sa mère pour la soirée (3 gamins aux profils psychologiques stéréotypés, un pré-ado mal dans sa peau, un ersatz de poupée barbie, et un mexicain adopté adepte des explosifs), avant de se trouver embarqué dans une succession de malentendus.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.filmofilia.com/wp-content/uploads/2011/08/the_sitter.jpg" alt="" width="432" height="244" /></p>
<p>Certains moments sont parcourus par une force subversive qui se voudrait extrême, comme la relation qui unit Jonah Hill et son père, l&#8217;homosexualité d&#8217;un gamin de douze ans, la promiscuité de la drogue et d&#8217;enfants ou encore la façon de s&#8217;habiller d&#8217;une gamine de huit ans, traumatisée par un adultère parental qu&#8217;elle a vite décelé. Mais toutes ces bonnes idées se heurtent à un traitement bâclé, et beaucoup trop moralisateur. A force de vouloir rédimer tous les protagonistes du film, le réalisateur s&#8217;enfonce dans l&#8217;absurdité (au mauvais sens du terme), n&#8217;arrivant jamais à rendre intéressant le personnage joué par Jonah Hill. Et c&#8217;est bien dommage.</p>
<p>On attend donc la prochaine livraison de Seth Rogen, <em>Apocalypse, </em>adapté d&#8217;un de ses courts métrages, avec Jay Baruchel. Mais également <em>Neighboor Watch</em>, qu&#8217;il a coécrit, et où il joue aux côtés de Ben Stiller et Vince Vaughn un agent de sécurité volontaire qui met à jour un complot alien pour s&#8217;emparer de la terre.</p>
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		<title>Santo subito</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Apr 2012 21:53:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[IVV Saison 5]]></category>
		<category><![CDATA[Page d'accueil]]></category>

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		<description><![CDATA[Le bon peuple de Sciences Po participe aux cérémonies à la mémoire de Richard Descoings In Vodka Veritas renaît de ses cendres pour une dernière bafouille. Nous ne nous mêlerons pas aux concerts de lamentations des étudiants de Sciences Po qui &#8230; <a href="http://invodkaveritas.com/?p=288">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" src="http://upload.ouestfrance.fr/ouest-france.fr/jpg/pleurs.jpg" alt="" width="354" height="222" /><br />
<em>Le bon peuple de Sciences Po participe aux cérémonies à la mémoire de Richard Descoings</em></p>
<p><em>In Vodka Veritas renaît de ses cendres pour une dernière bafouille. Nous ne nous mêlerons pas aux concerts de lamentations des étudiants de Sciences Po qui ont perdu leur père spirituel en la personne de Richard Descoings. Nous avons assez traité de la fabrique du système de gouvernement Coin-coin dans nos précédents numéros pour prendre une distance critique face au merveilleux bilan de notre directeur bien-aimé. Spectacularisation de l&#8217;enseignement supérieur, augmentation des frais de scolarité (voir <a href="http://www.invodkaveritas.com/PDF/IVV16.pdf">le numéro spécial Objectif Thune</a>), jusqu&#8217;aux fameux bonus dont nous n&#8217;avons pas parlé (normal, on s&#8217;était déjà auto-dissout dans la bière et la bonne humeur). Nous ressortons des archives pour l&#8217;occasion un court texte sur la gouvernementalité Descoings paru dans le numéro 15. Amen.</em></p>
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<p>Richard Descoings 2.0 est un parfait complément analytique en ceci qu’il incarne, à titre d’exemple, le nouveau paradigme de gouvernementalité que l’on doit désormais se farcir. Nous ne parlons ici nullement de l’homme, que nous laissons tranquille, mais plutôt d’une hypothèse de pouvoir par trop sagace. Célébrons-là par ces modestes énoncés.</p>
<p>Richard Descoings 2.0 est un type COOL et qui sait le décliner avec calcul. Afficher l’éclat de son teint hâlé ainsi que la mignardise de sa bobine souriante est une invitation à les lècher d’une seule langue et à dire de Descoings qu’il est MARRANT. Se balancer entre les poteaux, poutres et colonnes de la rue Saint-Guillaume, prévoit qu’on en dise qu’il est RIGOLO. Arborer la fraîcheur de son petit Bonzaï, attend qu’on en dise que c’est ETONNANT. Le COOL du pouvoir se décline et se nourrit de prédicats compactés et aussitôt intégrés, voués à êtres répétés et circulés.</p>
<p>Du pouvoir souverain et ses régimes de vérité extorqués sous le supplice à la gestion disciplinaire, qui découpe, renferme, concentre, quadrille, emmure les sujets en vu de leur dressage a succédé désormais une nouvelle norme de gouvernementalité de surveillance-sourire dont Richard</p>
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<p>Descoings 2.0 est le protocole d’expérimentation.</p>
<p>Surveiller et sourire est la maxime à double tête dont Richard Descoings 2.0 est l’agencement PARFAIT.</p>
<p>L’hypothèse Richard Descoings 2.0, est un processus de dé-placement du centre du pouvoir vers les oubliettes. Sa pesanteur molaire, le ban glacial souverain, est simultanément atténuée par ses micro-agitations moléculaires qui nous sont distillées comment autant de petits A.I.E aveuglants. Dès lors que le directeur nous embrassera un à un dans les couloirs, signera « your friend » dans les documents administratifs, et se baladera en chemise blanche et bonzaï à la main, nous décréterons l’optimum de Descoings atteint, le pouvoir oublié et son agencement supposé, une baliverne.</p>
<p>Richard Descoings 2.0 est la corde sanitaire dissimulée derrière le cordon de la gloriole : l’èthos institutionnel que l’étudiant est chargé de défendre avec tant de dévouement lui ferait presque oublier qu’il est de passage et que son séjour peut a fortiori être écourté. « Le directeur a tous les droits sur la vie nue. Il peut faire entrer et faire sortir qui il veut, quand il veut, où il veut ». Il est en somme celui qui vous rappelle que lorsque l’on aime son quartier, ON RAMASSE.</p>
<p>Le débat portant sur le nouveau logo de « Sciences Po » NE NOUS INTERESSE PAS.</p>
<p>Richard Descoings 2.0 est au pouvoir ce que la flatterie culpabilisante est au simulacre démocratique. Comme le pouvoir, il donne la parole tout en se gardant d’écouter. Tout comme lui, il sait s’armer de succédané pour se rendre disponible, visible, facebookable, de sorte à accroitre l’intensité du regard froid, normalisateur et désarmant propre à l’exercice du ban. Deviens l’ami du pouvoir et oublie donc que LE POUVOIR N’EST PAS TON POTE.</p>
<p>Lorsque le pouvoir a su se glisser dans l’immanence, la séduction, et la furtivité, grande partie du terrain était conquis. Seul lui manquait le prétexte du copinage pour effacer le substrat de sévérité sur lequel il reposait, et nous injecter ainsi des doses de sympathies létales. « Descoings est sur mon Facebook ! Il est sympa ». Sachez que LE POUVOIR N’EST PAS SYMPA. Il est même TRES OCCUPE.</p>
<p><em>Et vous pouvez toujours vous reportez au Petit Coin-Coin illustré pour vous remémorez ses meilleurs (?) moments.</em></p>
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		<title>Hunger Games: Couscous Royal</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Mar 2012 11:15:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nath</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné Vodka]]></category>
		<category><![CDATA[blockbuster]]></category>

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		<description><![CDATA[Hunger Games, ce n&#8217;est pas l&#8217;adaptation en jeux vidéo d&#8217;Hunger de Steve McQueen, mais bien une adaptation cinématographique d&#8217;un livre à succès pour pré-adolescents boutonneux. Hunger Games, qui est sorti sur nos écrans la semaine dernière, est le premier volet d&#8217;une &#8230; <a href="http://invodkaveritas.com/?p=283">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Hunger Games</em>, ce n&#8217;est pas l&#8217;adaptation en jeux vidéo d&#8217;<em>Hunger</em> de Steve McQueen, mais bien une adaptation cinématographique d&#8217;un livre à succès pour pré-adolescents boutonneux. <em>Hunger Games</em>, qui est sorti sur nos écrans la semaine dernière, est le premier volet d&#8217;une trilogie (quadrilogie pour le cinéma, faut bien se faire des brouzoufs) qui est construit sur la base classique d&#8217;une dystopie où les Etats-Unis sont fractionnés en 12 districts, dont chacun est spécialisé dans un domaine productif précis (plus le numéro du district est grand, plus il est pauvre). Pour unir le pays, qui s&#8217;est construit sur la répression d&#8217;une révolte populaire, chaque année a lieu les <em>Hunger Games</em>, un jeu télévisé où chaque district est représenté par un jeune homme et une jeune femme entre 12 et 18 ans tirés au sort, qui doivent se battre à mort, le survivant remportant honneur, gloire et argent (des mots qui font rêver).</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.cinemovies.fr/images/data/photos/20766/hunger-games-2012-20766-1601497090.jpg" alt="" width="520" height="346" /><br />
<em>Le spectacle se met en scène</em>.</p>
<p>Bizarrement, ça ressemble à un autre film. Et un autre livre. Avec des japonais. <em>Battle Royale</em>? Le film/roman pompe allègrement dans cet univers somme de la culture japonaise, et c&#8217;est à l&#8217;aune de ce chef d&#8217;oeuvre (dont le statut culte est bien entendu contesté) qu&#8217;il faut appréhender <em>Hunger Games</em>. Et force est de constater qu&#8217;<em>Hunger Games</em> n&#8217;arrive pas à la cheville de <em>Battle Royale</em>, malgré un propos ouvertement politique. Tellement politique qu&#8217;il en devient indigeste, et faut-il rappelé qu&#8217;une métaphore martelée avec lourdeur perd de sa finesse, jusqu&#8217;à en devenir de la propagande mal digérée.</p>
<p>Car <em>Hunger Games</em> sature son propos d&#8217;allusions à l&#8217;empire romain. Les US se nomment &laquo;&nbsp;Panem&nbsp;&raquo; (et on comprend bien l&#8217;allusion à <em>Panem et cireuses, </em>et on se dit qu&#8217;une adaptation de Paul Veyne vaudrait bien mieux que cette pitoyable référence), et l&#8217;on rencontre des personnages se dénommant Cato ou Cinna. On aurait pu s&#8217;attendre à une critique du système spectaculaire-marchand, de la division du travail ou encore des inégalités sociales et spatiales. Mais non, c&#8217;est tellement évident, le contexte étant ouvertement sujet à la dénonciation, que c&#8217;est le contraire qui s&#8217;opère. L&#8217;héroïne devient le symbole de l&#8217;innocence, même lors des jeux, évitant ainsi de se poser la question de la violence dans ce contexte particulier, qui est toujours du côté des &laquo;&nbsp;méchants&nbsp;&raquo; caricaturaux, à l&#8217;inverse de <em>Battle Royale.</em></p>
<p><img class="alignnone" src="http://myscreens.fr/wp-content/uploads/2012/03/battle-royale-4.jpg" alt="" width="450" height="300" /><br />
<em>Battle Royale, c&#8217;était quand même autre chose.</em></p>
<p>Pire encore, le film se fait l&#8217;avocat d&#8217;un individualisme forcené, et la complaisance des pauvres face au pouvoir spectaculaire. Il faut en effet séduire les riches pour avoir des chances de gagner, la beauté des habits de l&#8217;héroïne (aidé par Lenny Kravitz en styliste <em>cool</em>) devient une source de fierté pour le district 12. D&#8217;autre part, le &laquo;&nbsp;hunger&nbsp;&raquo; de <em>Hunger Games</em> n&#8217;est pas du tout exploité: personne ne semble souffrir particulièrement de la faim, chaque concurrent arrivant très bien à se nourrir, même dans le contexte difficile d&#8217;un jeu de survie en forêt. Le côté <em>survival</em> est très mal élaboré, au détriment de la sous-intrigue sentimentale. Toute pourrie au demeurant.</p>
<p><em>Battle Royale</em> permettait de se poser la question du contemporain, en ancrant le récit dans un présent modifié. <em>Hunger Games</em> ne signifie rien, à part son propre vide.</p>
<p>En cadeau, un clip de Justin(e), <em>Les restes</em>. Ca n&#8217;a rien à voir, mais ça fait plaisir.<br />
<iframe src="http://www.youtube.com/embed/5J5m4EF_Pk4?rel=0" frameborder="0" width="420" height="315"></iframe></p>
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		<title>Le petit Nicolas paye ses impôts 2: Ghost Rider</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Mar 2012 16:11:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nath</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bizarrement, nous aurions aimé aimer Ghost Rider 2: L&#8217;esprit de vengeance. Parce qu&#8217;on aime beaucoup Nicolas Cage, cet acteur caméléon qui enchaîne les navets plus vite qu&#8217;une AMAP. Parce qu&#8217;on aime aussi les réals, Nevedine et Taylor qui nous ont &#8230; <a href="http://invodkaveritas.com/?p=277">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bizarrement, nous aurions aimé aimer <em>Ghost Rider 2: L&#8217;esprit de vengeance</em>. Parce qu&#8217;on aime beaucoup Nicolas Cage, cet acteur caméléon qui enchaîne les navets plus vite qu&#8217;une AMAP. Parce qu&#8217;on aime aussi les réals, Nevedine et Taylor qui nous ont offert <em>Hyper Tension </em>et sa suite, des actioners complètement barrés où Statham devaient littéralement se shooter à l&#8217;adrénaline (ou au voltage haute tension dans le 2). Bref, sur le papier on pensait bêtement se retrouver avec un grand bazar bordélique et amusant, où Cage pouvait enfin faire sortir la bête qu&#8217;il trimballe en lui. Oui mais non.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.cinemasoldier.com/storage/post-images/ghost-rider-spirit-of-vengeance-blue-flame-johnny-blaze-nicolas-cage.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1329690706352" alt="" width="500" height="320" /></p>
<p>Déjà l&#8217;action se déroule en Europe de l&#8217;Est, afin de limiter les coûts de production, ce qui donne l&#8217;impression de regarder un nouveau film de Steven Seagal (et ce n&#8217;est pas un compliment). L&#8217;Europe de l&#8217;Est, avec sa légende post-communiste apocalyptique, est en train de devenir la Mecque du film bourrin du pauvre. Et l&#8217;apocalypse est justement au rendez-vous dans ce deuxième volet des aventures de Johnny Blaze (oui c&#8217;est son nom), le gars qui a littéralement vendu son âme au diable et qui depuis conduit une moto de l&#8217;enfer en enflammant son crâne et ses ennemis. Pour la faire courte, il accepte de venir en aide à des moines afin de protéger l&#8217;enfant d&#8217;une punkette et du diable. Autant vous le dire, le scenar est bourré d&#8217;incohérences, et l&#8217;interprétation des acteurs n&#8217;arrange rien. La nouvelle moumoute de Cage est aussi effarée que lui, et même l&#8217;apparition de Christophe Lambert (&laquo;&nbsp;here we are, born to be king&#8230;&nbsp;&raquo;) ne vient pas égayer la fête. On se prend même à regretter le premier <em>Ghost Rider </em>(en tout cas Eva Mendes). C&#8217;est quand même dommage de gâcher ainsi un des meilleurs personnage de l&#8217;écurie Marvel. Enfin, on est habitué à du gros ratage en série depuis les <em>4 fantastiques.</em> Et c&#8217;est pas près de s&#8217;arranger.</p>
<p>Bref, c&#8217;est mauvais, c&#8217;est cheap, et ça n&#8217;a même pas l&#8217;énergie des premiers films de Nevedine et Taylor. On attend donc de pied ferme le retour de Nicolas dans un rôle enfin à sa mesure. De l&#8217;heroic-fantasy. Au moins on se marrait.</p>
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		<title>Les aventures de Tintin au pays du cinéma</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 15:31:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nath</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné Vodka]]></category>
		<category><![CDATA[blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[motion capture]]></category>
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		<category><![CDATA[Yannick Dahan]]></category>

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		<description><![CDATA[Spielberg, Tintin, Hergé, la performance capture, la ligne claire. Le petit monde du cinéma est en ébullition depuis la sortie de l&#8217;adaptation cinématographique du reporter du Petit Vingtième. Nous n&#8217;ajouterons pas nos voix aux hourras ou aux huées. Ce qui &#8230; <a href="http://invodkaveritas.com/?p=267">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Spielberg, Tintin, Hergé, la performance capture, la ligne claire. Le petit monde du cinéma est en ébullition depuis la sortie de l&#8217;adaptation cinématographique du reporter du <em>Petit Vingtième</em>. Nous n&#8217;ajouterons pas nos voix aux hourras ou aux huées. Ce qui est clair, c&#8217;est que le <em>Tintin</em> de Spielberg suscite des réactions opposées et très vives. Alors, révolution ou imposture ? <em>Tintin </em>a en tout cas le mérite de montrer toute l&#8217;inanité d&#8217;une partie des critiques de cinéma, qui n&#8217;ont aucune idée de ce dont ils parlent.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.notrecinema.net/aviscine/images/wallpapers/8000/8818_tintin_et_le_mystere_de_la_toison_dor___or_[1961]_-02.jpg" alt="" width="431" height="351" /></p>
<p><strong>Les contempteurs de la post-modernité</strong></p>
<p>Yannick Dahan et ses potos de Frisson Break ont clairement fumé des gros joints en se matant le dernier Spielberg. Pour eux, un seul mot, &laquo;&nbsp;chef d&#8217;oeuvre&nbsp;&raquo; n&#8217;est qu&#8217;un doux euphémisme. Dans l&#8217;extrait ci-dessous, Yannick ne cache pas son admiration pour Steven et son <em>Tintin</em>. Pour lui comme pour <a href="http://www.cineplus.fr/cineplusfrisson/EMISSIONS/FRISSON-BREAK">l&#8217;équipe de Frisson Break</a>, Spielberg et Jackson on réinventé le cinéma en employant la performance capture. On comprend l&#8217;enthousiasme qui anime Yannick, même si on a du mal à la partager. Certes, le film est maîtrisé, certaines séquences sont magnifiques (l&#8217;attaque de la Licorne ou la poursuite des parchemins par Tintin dans la casbah), mais on ne peut pas dire que le film soit une réussite. Beaucoup trop d&#8217;incohérences parcourent le scénario pour nous permettre d&#8217;adhérer complètement au film. Malgré toutes ses exubérances, <em>Indiana Jones</em> avait réussi à créer un univers cohérent. Il avait même réussi à redéfinir l&#8217;aventure au cinéma.</p>
<p><object width="450" height="330" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://www.megavideo.com/v/0BV435B40cc2a1dcdaf6eded9b9ac73ef4de4cca2" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="450" height="330" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.megavideo.com/v/0BV435B40cc2a1dcdaf6eded9b9ac73ef4de4cca2" allowFullScreen="true" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Qu&#8217;est-ce que la performance capture me demanderez-vous ? Vous avez connu la motion capture avec <em>Avatar </em>et ses hommes bleus interprétés par des humains. La performance capture elle pousse plus loin le principe, les acteurs jouant réellement les situations qui sont à l&#8217;écran, l&#8217;ordinateur enregistrant leur performance, comme l&#8217;explique le père Dahan ici :</p>
<p><object width="450" height="330" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://www.megavideo.com/v/8GKNEZ6370ba52c17098e95e1fce6f508328b0b62" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="450" height="330" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.megavideo.com/v/8GKNEZ6370ba52c17098e95e1fce6f508328b0b62" allowFullScreen="true" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>On comprend mieux ce que représente la performance capture. Il est clair que cette technique redéfinie notre rapport au cinéma, à la notion de &laquo;&nbsp;performance&nbsp;&raquo; et à ce que jouer veut dire. Il nous manque un Benjamin ou un Deleuze nous permettant de prendre la mesure ce qui est en train de se passer. Malheureusement, nous n&#8217;avons que des critiques qui, au mieux ne savent pas de quoi ils parlent.</p>
<p><strong>Critique de la critique critique</strong></p>
<p><a href="http://www.canalplus.fr/c-cinema/pid2959-c-emissions-cinema.html?vid=536132">Dans la famille mainstream je demande <em>Le Cercle, </em>émission de canal présentée par Frédéric-nez-dans-la-poudreuse-Beigbeder</a>. Les grandes figures mainstream de la critique du cinéma se retrouve pour cachetonner et dire ce qu&#8217;ils pensent de films qu&#8217;ils ont vu entre deux cocktails. Les grands critiques du Figaro, des Inrocks, de Télérama et de Positif, bref de l&#8217;hégémonie culturelle, nous servent les plus gros clichés possibles sur Tintin. A l&#8217;évidence, Beigbeder ne sait pas ce que recouvre le terme &laquo;&nbsp;ligne claire&nbsp;&raquo; chez Hergé, et tente de l&#8217;appliquer au film de Spielberg. Eric Neuhoff n&#8217;a pas d&#8217;autre terme que &laquo;&nbsp;moche&nbsp;&raquo; pour décrire les images de synthèse. Au lieu de développer une <em>pensée </em>même négative sur le film, ils n&#8217;emploient que des raisonnements réactionnaires sur la technique. Il est vrai que pour les amateurs du grand cinéma français (<em>Polisse</em>, <em>La guerre est déclarée</em> qu&#8217;ils ont adoré), la notion même de cadrage, de plan séquence, en un mot, de cinéma, est une idéologie fasciste. On ne parlera même pas de la confusion entre motion et performance capture.</p>
<p style="text-align: left;"><img class="alignnone" src="http://anaysmarshall.files.wordpress.com/2011/09/frederic-beigbeder_488.jpg" alt="" width="436" height="346" /><br />
<em>&laquo;&nbsp;J&#8217;aurais préféré qu&#8217;ils adaptent</em> Coke en stock.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left;">Putain les gars, ce n&#8217;est pas tous les jours qu&#8217;on utilise une nouvelle technique dans le cinéma. Il y a eu le tournant du parlant, l&#8217;image de synthèse, la motion capture et la performance capture. Mais les critiques français s&#8217;en tapent : &laquo;&nbsp;la motion capture, enfin quelque chose comme ça, ça ne m&#8217;intéresse pas&nbsp;&raquo;. C&#8217;est affligeant. Vous êtes critiques de cinéma, ça suppose que vous vous documentiez un peu sur ce qu&#8217;il se passe dans votre métier. Mais bon, vous préférez dire que c&#8217;est &laquo;&nbsp;abominable&nbsp;&raquo; de voir des images de synthèse qui imitent des expressions humaines, <a href="http://garrelouvreuse.tumblr.com/">alors même que vos acteurs fétiches n&#8217;en ont pas</a>.</p>
<p>On ne demande pas aux critiques d&#8217;aimer <em>Tintin</em>, mais de faire leur boulot. Et c&#8217;est pas gagné.</p>
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		<title>We can be heroes</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Oct 2011 12:20:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nath</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné Vodka]]></category>
		<category><![CDATA[blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[comics]]></category>
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		<category><![CDATA[Marvel]]></category>
		<category><![CDATA[Portman]]></category>
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		<description><![CDATA[Petite séquence rétrospective des super héros de l&#8217;année 2011. Nous ne sommes pas en décembre, certes. Les films dont je vais parler sont sortis il y a déjà quelques temps, certes. Mais de toute façon c&#8217;est moi qui écris. En &#8230; <a href="http://invodkaveritas.com/?p=265">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Petite séquence rétrospective des super héros de l&#8217;année 2011. Nous ne sommes pas en décembre, certes. Les films dont je vais parler sont sortis il y a déjà quelques temps, certes. Mais de toute façon c&#8217;est moi qui écris.</p>
<p>En fait c&#8217;est parce que je viens de me taper trois films de super héros pour parfaire ma connaissance des comics au cinéma, et surtout afin de me préparer aux <em>Avengers</em> de Joss Whedon, mai 2012 sur vos écrans (4 mai aux US, pour nous on sait pas trop).</p>
<p>En tout cas, l&#8217;année 2011 a été prolixe en super héros en collant moule-bite. Par contre, la qualité n&#8217;était pas vraiment au rendez-vous. Nous avons déjà parlé de <em><a title="Le retour du commencement des mutants Marvel (ou préquel de la trilogie ayant déjà réalisée un spin-off)" href="http://invodkaveritas.com/?p=95">X-Men Origins: First Class</a></em>, et malgré toutes les limites du film de Matthew Vaughn, il supplante les films en 3D qu&#8217;on nous a infligé.</p>
<p><strong>Hal Jordan à la lanterne</strong></p>
<p><img class="alignnone" src="http://farm4.static.flickr.com/3657/3363327590_bd1d5534a0.jpg" alt="" width="500" height="288" /></p>
<p>Gros gros gros foirage, ce <em>Green Lantern</em> version ultra-kitch. Les effets spéciaux sont improbables, les acteurs sont médiocres. Ryan Renolds, qui nous avait déjà infligé une personnification de Deadpool dans le également très mauvais <em>X-Men Origins: Wolverine</em>. D&#8217;ailleurs petite controverse dans la communauté geek, comment un acteur qui a joué dans une production Marvel, et qui va revêtir de nouveau le costume de Deadpool (malheureusement pour le personnage de Marvel que je chérie particulièrement) peut-il se compromettre dans une production DC? On rappellera aux mauvais élèves qui lisent ce blog que DC publie les aventures de la Justice League (Superman, Batman, Green Lantern, Flash, Wonder Woman, etc.), tandis que Marvel est lui l&#8217;éditeur des Avengers (Iron Man, Thor, Hulk, Captain America, etc.). La rencontre de ces deux univers produit des <em>crossovers</em> particulièrement savoureux.</p>
<p>Bref, en gros Green Lantern c&#8217;est Hal (qui n&#8217;a aucun rapport avec IBM) Jordan, un pilote d&#8217;avion qui tombe sur un extra-terrestre mourant qui lui file une bague et une lanterne. Bon, ça à l&#8217;air bizarre dit comme ça, mais c&#8217;est un super héros extrêmement populaire qui a fait fantasmé de nombreuses générations. Car grâce à cette bague (qu&#8217;il lui faut recharger), il peut créer tout ce qui lui passe par la tête, de l&#8217;arme la plus perfectionnée à l&#8217;objet le plus improbable. Green Lantern fait également partie des Green Lantern Corps, les gardiens de l&#8217;ordre de l&#8217;univers qui possèdent tous la même bague.</p>
<p>Le film reprend l&#8217;architecture narrative de la série, mais peine à en saisir les enjeux. Hal Jordan est affublé de la psychologie d&#8217;une moule attardée, malgré une tentative complètement foire de lui donner de l&#8217;épaisseur psychologique : le flash back de la mort de son père, également pilote, qui n&#8217;arrive pas à s&#8217;insérer dans la structure du récit, et n&#8217;apporte rien à l&#8217;intrigue. Plus drôle, les passages avec les Green Lantern Corps sont l&#8217;occasion d&#8217;une bonne tranche de rigolade au vue des performances esthétiques. C&#8217;est super cheap, mais assez fun. Malheureusement ces épisodes sont très courts, et l&#8217;on revient sur terre, où l&#8217;intrigue patine. Le propos du film est construit autour de la dichotomie entre la puissance de la volonté, représentée par le &laquo;&nbsp;vert&nbsp;&raquo; des Green Lantern, et la peur, incarné par Parallax et sa couleur jaune. Le récit se déploie à travers le triomphe de la volonté sur la peur. Dit comme ça, on a l&#8217;impression de voir un film à mi-chemin entre Nietzsche et Riefenstahl, mais cela n&#8217;a ni l&#8217;intelligence de Friedrich, ni la puissance esthétique de Leni. Une bonne grosse bouse comme on les aime.</p>
<p><strong>La Thor tue</strong></p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.cinemovies.fr/images/data/photos/13219/thor-2011-13219-256791998.jpg" alt="" width="468" height="248" /></p>
<p>Autre très grosse déception, le <em>Thor</em> de Kenneth Branagh. Bon, Branagh c&#8217;est un peu <em>Beaucoup de bruit pour rien</em>. Si l&#8217;acteur est excellent, sa filmographie en tant que réalisateur ne plaide pas vraiment en sa faveur. <em>Frankenstein </em>ou ses nombreuses adaptations de Shakespeare n&#8217;ont pas fait de lui un Clint Eastwood british. Son adaptation de Thor, le gros <em>badass</em> divin de Marvel fait pleurer, car sous nos yeux ébahis un mythe s&#8217;effondre sous nos yeux. Malgré un cast assez prestigieux (outre Chris Hemsworth qui incarne le dieu nordique, on compte également Natalie Portman et Anthony Hopkins), le film se vautre complètement. Si les scènes qui se déroulent à Asgard sont, comme pour <em>Green Lantern</em>, plutôt fun bien que kitch dans leur réalisation, lorsque Thor redescend sur terre, cela devient complètement surréaliste. Kate Dennings (que l&#8217;on a vu dans <em>Une nuit à New York</em> en compagnie de Michael Cera) joue la side-kick comique de Natalie Portman (qui donne l&#8217;impression de se faire grave chier). Mais toutes les vannes de Dennings tombent à plat, et marquent un irrespect total de la mythologie marvelienne. Thor devient un sosie de Jean Réno dans <em>Les visiteurs </em>et nous inflige une bonne heure de cabotinage. Rien ne vient sauver le film, pas même une pseudo réflexion sur le lignage, la paternité. Malgré une intrigue très shakespearienne à base de complot dynastique et de quelque chose de pourri au royaume d&#8217;Asgard, Branagh n&#8217;arrive pas à saisir la personnalité du dieu vivant qu&#8217;est Thor. Le film n&#8217;aura finalement servi qu&#8217;à introduire Thor pour <em>Avengers</em> et Œil de Faucon, que l&#8217;on aperçoit brièvement.</p>
<p><strong>America, America</strong></p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.976musique.org/wp-content/uploads/chris-evans-Skinny-Steve-Rogers-in-Captain-America-First-Avenger-.jpg" alt="" width="513" height="289" /></p>
<p>Comme tout le monde le sait, l&#8217;Amérique c&#8217;est de la balle. On y mange des gros burgers, on conduit des gros 4&#215;4 et on possède tous des gros guns. Mais ce qui rassemble tous les gros ricains, c&#8217;est leur armée qu&#8217;elle est belle et forte. S&#8217;attaquer à l&#8217;adaptation de Captain America, c&#8217;est prendre à bras le corps tout un mythe de l&#8217;Amérique. Comparé aux deux films précédents, le <em>Captain America: First Avenger</em> est une réussite. De manière objective, <em>Captain America</em> s&#8217;avère être un très bon film, qui joue avec beaucoup d&#8217;ironie, sur la figure du Captain.</p>
<p>Captain America, le comics, est né en 1940, en pleine guerre contre le nazisme. Simon et Kirby en ont fait le bras armé de l&#8217;Amérique contre le fascisme. On peut ainsi voir le Captain donner une torgnole à Hitler, symbole d&#8217;une Amérique héraut de la liberté. Le déclin de l&#8217;Amérique sur le plan de la politique extérieure correspond également à une redéfinition du rôle de Captain America dans les comics. Le récent <em>Civil War </em>a vu le Captain s&#8217;ériger en rempart de la liberté face à l&#8217;Etat Américain. Et mourir.</p>
<p>Le film de Joe Johnston (à qui l&#8217;on doit les très mauvais <em>Jurassic Park III </em>et <em>Wolfman</em>) reprend la mythologie dans son contexte original. On se retrouve donc aux Etats-Unis en plein durant la Seconde Guerre mondiale. Steve Rogers, gringalet rêvant de participer à l&#8217;effort de guerre, se retrouve impliqué dans l&#8217;élaboration d&#8217;un super soldat par l&#8217;armée américaine assisté d&#8217;un scientifique allemand passé du côté allié. De gringalet, il se retrouve Mister muscle, avec pour objectif de servir de propagande pour vendre des bonds du trésor, au lieu d&#8217;aller se battre du côté de ses camarades. Ironie et réflexion intéressante sur la figure du Captain version comics, ayant également servi de propagande en son temps, cet aspect tempère le propos parfois un peu trop patriotique du film. Ainsi, l&#8217;envie de Steve Rogers de devenir soldat mêle patriotisme et pacifisme. Patriotisme parce qu&#8217;on parle de Captain America, et pacifisme parce qu&#8217;il faut bien que cela soit compréhensible pour le spectateur du XXe siècle à l&#8217;export.</p>
<p>L&#8217;intrigue se concentre autour de l&#8217;opposition à l&#8217;Hydra, organisation secrète qui permet de faire passer le nazisme au second plan. L&#8217;Hydra est dirigé par le fanatique Crâne Rouge (censé représenter dans les comics l&#8217;accointance du nazisme et du communisme pour les ricains de l&#8217;époque), interprété par Hugo Weaving, qui a la gueule de l&#8217;emploi. Grand occultiste, Crâne Rouge est à la recherche d&#8217;une source d&#8217;énergie en provenance direct d&#8217;Asgard, le Cube Cosmique, qui dans <em>Thor</em> est censé être dans une salle du palais. Mais là elle est sur terre. Alors on sait pas trop ce qu&#8217;elle fout là, mais c&#8217;est pas grave ça fait un peu de <em>crossover</em> entre les deux films. Une intrigue qui rappelle un peu <em>Indiana Jones et l&#8217;arche d&#8217;alliance</em>, que j&#8217;ai revu hier. Joe Johnston y fait d&#8217;ailleurs directement référence lorsqu&#8217;il fait dire à Crâne Rouge, dans un très belle séquence hommage à Spielberg, que chercher le Cube Cosmique est tout de même plus important que les délires occultes d&#8217;Hitler en Egypte.</p>
<p>On peut reprocher au film de partir un peu dans tous les sens, en voulant synthétiser Indiana Jones et James Bond en 124 minutes. Mais le film reste de très bonne facture, l&#8217;ambiance Seconde Guerre mondiale (malgré les gadgets de Crâne Rouge) est bien retransmise. Le seul gros bémol c&#8217;est que le film se pense comme un préquelle aux <em>Avengers </em>de Whedon, et ce du début (dans une scène d&#8217;ouverture qui fait penser à un mix entre <em>The Thing </em>et le premier <em>Alien vs. Predators</em>) à la fin avec la présence de Nick Fury (Samuel L. Jackson), qui fait de <em>Captain America</em> une simple mise en bouche.</p>
<p>En guise de conclusion, j&#8217;aimerais évoquer une dimension presqu’oubliée des comics américains. J&#8217;écoutais dernièrement une émission de France Culture (oui, ça m&#8217;arrive et j&#8217;en suis peu fier) sur l&#8217;aspect messianique des comics américains, directement lié à la religion de la plupart des scénaristes de comics dans les années 40. Si l&#8217;on peut effectivement considérer que Captain America représente l&#8217;impérialisme conquérant des USA, que Thor et Superman représentent dans une certaine mesure l&#8217;idéal-type du surhomme et Green Lantern une sorte de justicier universel, il ne faut pas oublier que tous ces super héros sont nés de l&#8217;imagination d&#8217;enfants pauvres issus de l&#8217;immigration juive de l&#8217;Europe de l&#8217;Est. Ce qui confère un tout autre aspect à ces mythologies modernes, que l&#8217;on pourrait un peu vite taxer de nationalistes.</p>
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		<title>Naguère est déclarée.</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Oct 2011 13:49:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nath</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné Vodka]]></category>
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		<description><![CDATA[Un spectre hante le cinéma. Le spectre du remake. Ces temps-ci, moult remakes/reboots/préquelles ont envahis nos écrans. Cette tendance est paradigmatique d’une époque qui n’arrive plus à inventer, et passe son temps à améliorer techniquement des scénarios provenant d’une belle &#8230; <a href="http://invodkaveritas.com/?p=260">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" src="http://lemondededemain.files.wordpress.com/2011/09/la-guerre-des-boutons_1961.jpg?w=500&amp;h=275" alt="" width="510" height="292" /></p>
<p>Un spectre hante le cinéma. Le spectre du remake. Ces temps-ci, moult remakes/reboots/préquelles ont envahis nos écrans. Cette tendance est paradigmatique d’une époque qui n’arrive plus à inventer, et passe son temps à améliorer techniquement des scénarios provenant d’une belle époque fantasmée. Carpenter en a fait son fond de commerce, il livre contre argent le droit de saboter ses productions, plus récemment avec le faux préquelle <em>The Thing</em>. On se rappellera des remakes plus heureux d’<em>Assaut sur le central 13</em> et du <em>Halloween</em> de Rob Zombie, qui avait réussi à renouveler le mythe en intégrant des éléments issus de ses propres productions.</p>
<p>Cette vague de remakes touche aussi la France. Et plutôt deux fois qu’une. Ces derniers temps nous avons assisté à la ridicule compétition <em>La guerre des boutons</em>. Il faut le dire, la guerre est déclaré entre les producteurs capitalistes français, Marc du Pontavice pour le médiocre film de Yann Samuell (deux <em>n</em>, deux <em>l</em>) et Thomas Langmann pour l’abominable bouse de Christophe Barratier. Pour être clair, Langmann n’a produit que des films qui sont une insulte au cinéma et à l’idée même de scénario (<em>Le boulet, Double Zéro, Astérix aux Jeux Olympiques, Le mac</em>), mis à part <em>The Artist</em>. Barratier lui est connu pour son amour malsain de la France éternelle, celle des gamins en culotte courte et béret. Et blancs aussi. On lui doit <em>Les choristes </em>et <em>Faubourg 36. </em>A force de fricoter avec l’imaginaire Vichyste, il est de plus en plus dur de prêter foi à ses délires anti-nazis.</p>
<p><strong>Si j&#8217;aurais su, j&#8217;aurais pas été voir&#8230;</strong></p>
<p>Bref, tout ça pour dire que ça fait bien marrer de voir un film de 1962, en l’occurrence le chef d’œuvre d’Yves Robert, foutre un coup de vieux à deux films sortis en 2011. Le film original de Robert est bien plus profond, bien plus parlant que ceux qui nous sont malheureusement donnés à voir. La grande innovation des versions 2011, c’est l’importance accordée aux filles dans l’histoire de rivalité entre Longevernes et Velrans. Fable féministe, le film de Samuell s’en sort bien mieux que celui de Barratier, qui intègre à l’intrigue une jeune fille juive cachée dans le village. Mais nous y reviendrons.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.cinemovies.fr/images/data/photos/21783/la-guerre-des-boutons-2011-21783-150158868.jpg" alt="" width="549" height="377" /></p>
<p>Premier bon point pour Samuell, le bougre sait filmer. Ce qui n’est pas le cas de Barratier, qui donne l’impression de tourner un téléfilm pour France 2. Les batailles d’enfants sont encore du côté de Samuell, ainsi que l’interprétation des mômes. Tigibus réussi même à nous faire rire, sans pourtant nous faire oublier l’interprétation de Martin Lartigue. Au contraire, le Tigibus de Barratier donne des envies de meurtre. Véritables publicités pour l’avortement, les gamins de Barratier n’arrivent jamais à susciter la sympathie, ce qui est le but tout de même de ces nains analphabètes. Ce qui ne veut pas dire que le film de Samuell est une réussite, même si en comparaison c’est un chef d’œuvre. Samuell n’arrive pas à renouvellera la réflexion sur la liberté ou l’égalité présente dans le film original. Il n’a rien de nouveau à nous dire, et à ce titre son entreprise paraît vaine. Ce qui n’est pas le cas de Barratier, qui a beaucoup de choses à nous dire. Malheureusement on aurait préféré ne pas les entendre.</p>
<p>Le contexte social est en effet mis en avant dans ces deux films. Lebrac est présenté comme un enfant pauvre, devant travailler tous les jours aux champs en plus de l’école, pour subvenir aux besoins de sa famille, son père étant décédé, et sa mère étant Mathilde Seignier (c’est dire s’il a pas de chance le môme). En gros le film milite pour l’école républicaine chère à la Troisième République. On se tape donc tous les clichés éculés sur la vie <span style="text-decoration: line-through;">des bouseux</span> des campagnards. On regrettera que la Guerre d’Algérie, évoquée au détour d’un film d’actualité, ne soit pas traitée.</p>
<p>Par contre, une guerre bien traitée avec des gros sabots, c’est la Seconde Guerre mondiale par Barratier. Invoquant l’originalité, Barratier ancre son récit dans la France pétainiste. L’intrigue n’en est guère améliorée, pire ça devient du grand n’importe quoi. Violer l’histoire pour enfanter des monstres, Dumas aurait craché sur des tombes. Chez Barratier, les paysans sont tous des résistants, contribuant à l’imaginaire gaullien de la démarcation radicale entre résistants et collabos qui n’a rien de véridique. Les collabos sont montrés soit comme des anciens cancres revanchards, soit comme des homosexuels refoulés (véridiques). En voulant faire du bon sentiment, Barratier (en plus de réaliser sûrement le pire film de l’année) contribue à l’élaboration d’un discours à la limite de l’injure envers l’Histoire (avant lui, <a title="La Rafle" href="http://invodkaveritas.com/?p=67">Rose Bosch l&#8217;avait déjà tenté</a>).</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2011/09/la-nouvelle-guerre-des-boutons-2.jpg" alt="" width="542" height="369" /></p>
<p>Du côté des adultes, la même remarque que nous avons faite pour les mômes s’applique également pour leurs parents. Eric Elmosnino convainc plus que Guillaume Canet. La rivalité d’Elmosnino avec Chabat est une trouvaille plutôt amusante de Samuell, qui établit une véritable filiation entre le professeur et Lebrac à travers le souvenir des leaders célèbres de Longeverne. Jugnot est insupportable dans le film de Barratier, et seul François Morel, qui campe le maire, parvient à surnager.</p>
<p>Il reste cependant à nous poser la question du remake. Nous avions déjà élaboré un début de réponse avec <a title="Reboots are made for walking" href="http://invodkaveritas.com/?p=101">la critique de <em>Conan</em></a>. Ici, on pourra établir une différence fondamentale entre la version de 62 et celles de 2011, qui semble provenir d’une mutation de la société : on parlait dans le film d’Yves Robert d’égalité et de démocratie. On parle aujourd’hui exclusivement de liberté comme moyen d’échapper à sa condition sociale.</p>
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		<title>Crazy, Stupid Scénario</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Sep 2011 17:59:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nath</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ciné Vodka]]></category>
		<category><![CDATA[Apatow]]></category>
		<category><![CDATA[Carell]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est drôle comme certains films vous en rappellent d’autres. Pour le coup, Crazy, Stupid, Love fait très distinctement référence à plusieurs films plutôt réussis d’ailleurs. Mais cela ne suffit pas à en faire un bon film, loin de la, malgré &#8230; <a href="http://invodkaveritas.com/?p=240">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/7/78/CrazyStupidLovePoster.jpg" alt="" width="229" height="320" />C’est drôle comme certains films vous en rappellent d’autres. Pour le coup, <em>Crazy, Stupid, Love </em>fait très distinctement référence à plusieurs films plutôt réussis d’ailleurs. Mais cela ne suffit pas à en faire un bon film, loin de la, malgré un cast aux petits oignons. Récapitulons : Steve Carell (mon acteur préféré avec Will Ferrell), Ryan Gosling (dont on attend le prochain film, <em>Drive</em>, avec impatience, puisqu’il est réalisé par Nicolas Winding-Pusher-Bronson-Refn), Julianne Moore (on se demande ce qu’elle fout là d’ailleurs), Emma Stone (mais si, la fille que Jonah Hill essaie de se taper dans <em>Superbad</em>), Marisa Tomei (qui joue la mère de Jonah Hill dans le trop mésestimé <em>Cyrus</em>) et Kevin Bacon en guest-star de luxe.</p>
<p>C’est quasiment un cast à la Apatow (promis j’arrête de parler lui), et quand on sait que ce sont les réalisateurs de <em>I love you Philipp Morris</em>, Glenn Ficarra et John Requa, qui orchestrent, on peut être légitimement tenté par le prix du billet. Mais malgré de bonnes intentions, le film se foire totalement en partant dans tous les sens, et en essayant de faire rejoindre des problématiques narratives différentes.</p>
<p>Ca partait pourtant bien. Un couple de quarantenaires peinards (Carell et Moore) dîne comme toutes les semaines au resto. Premier mouvement de caméra, on voit les pieds d’amoureux installés au resto se frôler, se toucher sensuellement, pour mieux faire ressortir la monotonie du couple Carell/Moore, dont les pieds restent à distance respectable. On peut également voir les baskets New Balance de Carell (j’ai les mêmes), hideuses, qui contrastent avec les autres pieds (on me dit que George Tron a apprécié la scène d’exposition). Ce passage est exactement semblable à celui de <em>Date Night</em>, avec Steve Carell et Tina Fey (merveilleuse Tina Fey, vive le Saturday Night Live). Alors que <em>Date Night </em>(mésestimé lui aussi, mais je le recommande chaudement, notamment pour le couple de camés James Franco/Mila Kunis) prenait le parti pris de transcender la monotonie du couple par la comédie et des situations rocambolesques, <em>Crazy, Stupid, Love</em> préfère traiter le sujet de la crise du couple. Et c’est tout à l’honneur du film, même si les motivations de Julianne Moore pour quitter son mari ne sont pas vraiment traitées. Mais vous l’aurez compris, ne supportant plus une vie terne, Moore avoue à son mari qu’elle l’a trompé [et je ne ferais qu’un spoiler tout à fait minime en vous disant que c’est un mensonge, puisque nous allons en parler plus avant par la suite], qui se jette de la voiture en marche pour ne pas en entendre d’avantage. C’est à partir de là que tout se complique.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/4/43/40-Year-OldVirginMoviePoster.jpg" alt="" width="244" height="330" /><img class="alignnone" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/0/08/Date_night_poster.jpg" alt="" width="236" height="330" /><img class="alignnone" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/5/5d/Shes_All_That.jpg" alt="" width="228" height="330" /><img class="alignnone" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/9/95/Easy_a_australian.jpg" alt="" width="235" height="330" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Un beau meddley, n&#8217;est-ce pas&#8230;</em></p>
<p>Les réalisateurs ont voulu se compliquer la vie à esquisser des intrigues qui auraient été bien mieux traitées dans une série télé. Pour faire vite, Carell rencontre le beau-Gos-ling dans un bar. Ce dernier, avec son physique d’éphèbe et ses costards bien taillés emballe tous les soirs une nouvelle donzelle, suivant la technique très macho du je te paye un verre/je t’écoute parler de toi alors que j’en ai rien à battre/je te ramène chez moi. Touché par l’histoire de Carell (ma femme m’a trompé, je suis malheureux), Gosling le prend en main pour lui faire « retrouver sa masculinité », à coup d’achat de costumes, de sauna, de gym et coaching. On a ici l’impression de se retrouver dans une version remixée de <em>40 ans toujours </em>puceau et d’<em>Elle est trop bien</em> (<em>She’s all that</em>, 1999, mais on peut aussi citer <em>Pretty Woman</em>) en version masculine, Gosling transformant en un coup de coiffeur/costard Carell en tombeur. Steve pourra ainsi se taper pas moins de 9 femmes en un temps record.</p>
<p>C’est là que tout part en couille. La baby-sitter de 17 ans des gosses de Carell et Moore est amoureuse de Carell, tandis que son fils de 14 ans est lui amoureux de la baby-sitter, et n’hésite pas à le lui déclamer (dans une scène très réussie au début du film le fiston, qui s’est fait gauler en train de se donner du plaisir en solitaire par la baby-sitter, lui avoue penser à elle chaque fois qu’il le fait). On tombe dans une autre intrigue, située cette fois dans le lycée, puisque le fiston fait tout pour embarrasser en public la baby-sitter, en arborant son initial sur la poitrine, à la manière du roman <em>The scarlet letter</em>. Alors ici j’aimerais faire un aparté concernant ce roman. Je vais paraître inculte, mais je ne l’ai jamais lu et je ne comprends pas l’engouement des comédies américaines pour ce roman sur l’adultère de Nathaniel [quel joli prénom] Hawthorne. Le film <em>Easy A</em>, avec justement Emma Stone était inspiré de <em>The scarlet letter</em> que les lycéens ricains sont obligés d’étudier. Ici pareil, le fils de Carell étudie le bouquin et probablement inspiré par Emma Stone qui arborait le « A » d’adultère sur elle dans <em>Easy A</em>, se sent obligé de faire de même. Peut-être finalement que <em>The scarlet letter</em> est <em>Les misérables </em>des enfants américains. Perso je préfère Hugo.</p>
<p style="text-align: center;"><em><img class="aligncenter" src="http://graphics8.nytimes.com/images/2006/07/13/fashion/13slut2.jpg" alt="" width="205" height="262" />The scarlet letter. A l&#8217;époque le &laquo;&nbsp;A&nbsp;&raquo; voulait dire &laquo;&nbsp;Adultère&nbsp;&raquo;, pas &laquo;&nbsp;Anarchy&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>Les histoires parallèles n’ont pas fini de s’empiler. On suit également les efforts de Kevin Bacon pour se taper Julianne Moore, une mini-intrigue comique née d’une brève relation entre Carell et Marissa Tomei, et la rencontre entre Gosling et Emma Stone (« she’s a game changing »). On apprendra à la fin que tout est lié, tout cela à l’aide d’un ressort narratif particulièrement tordu. Si certains font rire (Marissa Tomei), d’autres sortent véritablement de nulle part.</p>
<p>Le gros problème des comédies américaines restant bien entendu la morale. Outre le fait que le grand amour existe et qu’il faut se battre pour le conquérir blablabla, on en ressort avec une condamnation du libertinage par la rédemption de la monogamie, mais également un traitement différencié entre l’homme et la femme. Si le mec peut se taper à peu près tout ce qui bouge, pour à la fin se conformer au diktat de l’institution maritale, les femmes doivent elles rester bien sages. Moore est finalement restée fidèle, et Emma Stone n’est pas du genre volage. Car ce sont les femmes qui sont censées représenter le socle de la famille américaine, et qui permettent à l&#8217;homme de connaître les joies de la stabilité sentimentale.</p>
<p>Malgré toutes ses bonnes intentions, le film ne parvient pas à élaborer un sous-texte subversif (à la Apatow) ou faire émerger une histoire un temps soit peu construite. C’est dommage.</p>
<p>Surtout lorsque l’on sait que la comédie américaine est très mal distribuée en France, comme le faisait remarquer Lmorus dans les commentaires de la précédente critique, <a href="http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3198" target="_blank">comme vous pouvez le lire/voir sur le site d’Arrêt sur image (si vous êtes abonné)</a>. Sinon un extrait :<br />
<iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xe67p0?width=320" frameborder="0" width="320" height="184"></iframe></p>
<p>En finissant d&#8217;écrire cette chronique, je me rend compte que j&#8217;ai vu <em>tous</em> les films dans lesquels Steve Carell joue. Même <em>Un dîner de con</em>, <em>Max la menace</em> et <em>Dan in real life. </em>C&#8217;est dire&#8230;</p>
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		<title>IVV n°3, version non censurée!</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Sep 2011 15:54:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[In Vodka Veritas, le journal]]></category>
		<category><![CDATA[IVV Saison 5]]></category>

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		<description><![CDATA[Le légendaire premier numéro de rentrée redébarque en version Director&#8217;s Cut. Quelques problèmes nous avaient amené à modifier ce numéro pour sa mise en ligne, le voici donc en intégralité. Vous pouvez faire la comparaison avec l&#8217;ancien. Indice: les différences &#8230; <a href="http://invodkaveritas.com/?p=236">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><object id="50827289-2e16-6b3c-68fb-0fae3707753b" style="width: 420px; height: 263px;" width="320" height="240" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="menu" value="false" /><param name="wmode" value="transparent" /><param name="src" value="http://static.issuu.com/webembed/viewers/style1/v2/IssuuReader.swf" /><param name="flashvars" value="mode=mini&amp;backgroundColor=%23222222&amp;documentId=110913154903-b422097fb8aa4aeaa891cdfa65650f12" /><embed id="50827289-2e16-6b3c-68fb-0fae3707753b" style="width: 420px; height: 263px;" width="320" height="240" type="application/x-shockwave-flash" src="http://static.issuu.com/webembed/viewers/style1/v2/IssuuReader.swf" allowfullscreen="true" menu="false" wmode="transparent" flashvars="mode=mini&amp;backgroundColor=%23222222&amp;documentId=110913154903-b422097fb8aa4aeaa891cdfa65650f12" /></object></div>
<div>Le légendaire premier numéro de rentrée redébarque en version Director&#8217;s Cut. Quelques problèmes nous avaient amené à modifier ce numéro pour sa mise en ligne, le voici donc en intégralité. Vous pouvez faire <a title="IVV Numéro 3 – Spécial guide de rentrée" href="http://invodkaveritas.com/?p=9">la comparaison avec l&#8217;ancien</a>. Indice: les différences apparaissent lorsqu&#8217;on parle d&#8217;un professeur d&#8217;économie&#8230;</div>
<p><a title="IVV3" href="http://invodkaveritas.com/PDF/IVV3new.pdf">Téléchargez le n°3 d&#8217;IVV !</a></p>
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