Contrairement à ce que j’avais promis, je n’ai pas réussi à trouver dans la rédaction un admirateur de Star Trek, j’ai dû m’ateler à la tâche tout seul… Non, en fait je suis arrivé devant le cinéma, et je n’avais le choix qu’entre Star Trek et Anges et Demons… C’est dire si j’étais limité (putain de libéralisme). Bref, sans grand entrain, je me suis donc dirigé dans la salle, à côté de gros geeks d’une trentaine d’années qui n’avaient pas l’air de sortir de chez eux très souvent. Ambiance ambiance.Pour faire court, le film est réalisé par J.J. Abrams, le mec qui nous fait chier depuis 5 saisons avec Lost et qui nous a affligé Alias. Un réalisateur de série en somme, pas le plus mauvais choix pour adapter (encore) la célèbre série télévisée. En parlant de séries télévisées, on notera la présence de Zachary Quinto, le méchant Sylar de Heroes en Spock. Et au final, ça donne un film pas si mal, dans la veine des blockbusters qui s’attachent à décrire les origines des héros déjà connus (de Superman Begins à X-men Origins, en passant par Batman Begins). On apprendra alors que le père du Capitaine Kirk fut tué par un méchant alien plein de tatouages, tandis que sa femme mettait au monde le petit Kirk. Adolescent rebelle, il entrera à Starfleet pour suivre les traces de son père (et de la jeune fille qu’il vient de rencontrer). On suit en même temps le parcours du petit Spock, mi-vulcain mi-humain, pris entre ses deux origines, qui finalement choisira son humanité en s’engageant lui aussi dans Starfleet.
Bon à ce moment le scénario devient compliqué, à base de retour dans le temps quasi-incompréhensibles. L’humour est présent, le film jouant beaucoup sur l’incapacité supposée de Spock à ressentir des sentiments (un peu comme Sheldon dans The Big Bang Theory). Plein de bons sentiments, J.J. nous fait l’apologie de multiculturalisme à l’américaine, entre le russe blondinet, les vulcains aux oreilles pointues et une jeune fille verte (que se tape le capitaine Kirk au début du film). Mais le film s’engonce dans un manichéisme profond, qui ne capte guère l’ironie de ses prédécesseurs, comme Starship Troopers. Enfin, un gentil film de SF qui ne s’écarte pas des codes préétablis, ne renouvelle pas le genre, mais pour un samedi soir, ça peut le faire.
Je vous laisse en compagnie de Sheldon qui discute des différentes versions de Star Trek…
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